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The Konki Duet / Suzanne The Man Split Single (Les Boutiques Sonores) Sortie 16 novembre 2009
On connaît le rôle essentiel des Boutiques Sonores, qui depuis quelques années, jouent un rôle important dans la promotion et la diffusion d’artistes pour lesquels ils ont un « coup de cœur ». Pour aller encore plus loin dans leurs initiatives, les Boutiques Sonores se lancent dans un micro label. Après deux hors séries et un numéro zéro, le premier disque des Boutiques Sonores est un split single vinyl (+ codes mp3) regroupant sur une face l’electro pop de The Konki Duet (chronique de Ensemble EP) et sur l'autre la douceur folk de Suzanne The Man avec son EP Let’s Burn.
Suzanne The Man est une femme. Certains d’entre vous l’ont peut-être déjà rencontrée au sein du duo Octet (qui a notamment remixé Girl de Beck) quand elle ne prête pas la main à M83 ou Braindamage. Mais voici qu’elle se jette dans une atmosphère plus acoustique avec son premier EP Let’s Burn. Suzanne nous emmène, non pas écouter les sirènes mais, écouter un folk dont les ramifications se situeraient chez Nick Drake ou Leonard Cohen. Un folk sensible et épuré. Une atmosphère intimiste et chaleureuse se dégage de l’EP. Le chant nous prend par la main et nous guide vers “la maison de nos rêves”. Les quatre morceaux sont à la fois trop peu et assez pour montrer toute la richesse de Suzanne The Man. Laissons-la brûler mais restons près d’elle pour lui dire "I’m Your Fan".
Thrène à la mémoire des victimes d'Hiroshima est une œuvre pour 52 cordes composée par Penderecki (né en 1933) qui a reçu le troisième prix au concours de composition "Grzegorz Fitelberg" à Katowice en 1960.
Un thrène est une lamentation funèbre.
La composition a rapidement suscité un énorme intérêt dans le monde entier et a rendu célèbre le jeune Penderecki.
La composition, qui à l'origine s'appelait 8'37"(ou parfois 8'26") applique la technique et les rigueurs sonores du contrepoint à un ensemble d'instruments à cordes traités de manière non conventionnelle en matière de production sonore.
Dans While reading the score, Tadeusz Zielinski a écrit : « On peut admirer l'esprit d'invention et l'ingéniosité en matière de couleurs de Penderecki. Pourtant on ne peut correctement évaluer le Thrène avant qu'il n’ait été entièrement écouté, car c’est seulement alors que l’on est frappé par ce fait étonnant : tous les effets se sont avérés servir de prétexte pour concevoir une œuvre d'art profonde et dramatique ! » En effet, le morceau tend à laisser une impression à la fois solennelle et catastrophique, gagnant sa classification comme thrène.
Penderecki a écrit : « Puisse le Thrène exprimer ma ferme conviction que les sacrifices d'Hiroshima ne soient jamais oubliés et perdus. »
Parce que son album Lovetune for Vacuum est splendide, je tenais à écrire une seconde note sur la jeune Autrichienne Anja Plaschg, alias Soap & Skin. Je suis incapable de vous dire combien de fois je l’ai écouté et j’ai l’impression de le redécouvrir à chaque fois.Bizarroïde,flippante et gothique, on n’a pas tellement de l’avoir comme copine mais bon sang qu’est-ce que j’aimerais qu’elle vienne ce soir jouer chez moi ses somptueuses pièces macabres et hantées. Sa voix d'outre-tombe, étonnamment maîtrisée, ensorcelle littéralement. C’est un de mes albums préférés de cette année.
Objectivement, ça ne vole pas très haut (surtout sur le plan musical) c'est le moins qu'on puisse dire.
Maintenant, est-ce que ce genre de spectacle va inciter la plupart à écouter la musique de Mozart ? je suis loin d'en être certain.
Mais il faut l'espérer, voila tout.
Ce Requiem inachevé est la dernière œuvre de Mozart.
Les études récentes ont montré qu'il a été composé pour le comte Walssegg, qui voulait
le faire passer comme étant son œuvre.
Plongé dans l'écriture de La Flûte enchantée, il crée la majeure partie de ce requiem, alité et très diminué physiquement. Le 4/12/1791, il profite d'une amélioration passagère de son état afin
d'interpréter avec ses amis les parties déjà composées. Son
état s'aggrave brutalement dans la soirée du 4.
Et il meurt le 5/12, vers une heure du matin.
Constance, son épouse, demande à un élève de Mozart de le terminer afin de toucher la somme promise en
fin de travail par le comte, et d’autre part, pour
honorer les derniers souhaits de son mari. Elle demandera
ce travail à d'autres élèves. Mais
ceux-ci, faute de temps, abandonneront... inachevé.
...... et je suis né à la musique, à l'âge de 14 ans, grâce aux premiers accords de cette ouverture. Mon premier coup de foudre. Avant le second, d'un autre ordre, à l'âge de 56 ans.
Mt. St. Helens Vietnam Band S/T (Dead Oceans / Differ-Ant) Mars 2009
Il est difficile de se faire une place dans la scène indé américaine surtout lorsque l’on vit à Seattle, ville qui a vu naître Jimi Hendrix et le mouvement grunge. Mt. St. Helens Vietnam Band nait sur les cendres du premier groupe de Benjamin Verdoes. Lors d’une jam session, avec Marshall Verdoes, son frère cadet de 14 ans, ils décident de monter un groupe ensemble. Traci Eggleston-Verdoes, la femme de Benjamin, est responsable “noisemaker”, Jared Price (basse) et Matthew Dammer (multi-instruments) terminent le line-up. Il n’a fallu que quelques mois et de bonnes vidéos postées sur leur page myspace pour qu’ils attirent l’attention du label Dead Oceans. Rien de bien nouveau dans leur musique. Mais il y a quelque chose difficile à décrire qui les rends attachant. Leur musique fait penser à un mélange entre Modest Mouse et les Pixies. Une recette faite de contrastes, alternant rythmes tendus et moments plus calmes à travers des arrangements judicieux qui étonnent l’auditeur. Les deux frères y sont pour beaucoup. Seuls les gimmick de guitare à la sauce glam égrainés par-ci par-là dérangent un peu. Co-produit par Scott Colburn (Arcade Fire, Animal Collective), l’album recèle quelques bons morceaux comme Who’s Asking, Masquerade, Albatross, Albatross, Albatross…
"Where is my mind" est, à la base, une chanson des PIXIES présente sur leur album "Surfer Rosa" (1987)
Je considère que c'est l'un des titres importants de l'histoire du rock.
Elle a inspirée les plus grands, comme par exemple Kurt Cobain qui fit cette déclaration en 1994 :
« J’essayais d’écrire la chanson pop ultime. En fait, je dois bien admettre que j’essayais de pomper les Pixies. Lorsque je les ai entendus pour la première fois, je me suis senti tellement en osmose avec leur musique que j’ai regretté de ne pas faire partie du groupe, ou du moins d’un groupe qui jouait leurs chansons. Nous leur avons emprunté leur sens de la dynamique, le truc du couplet joué calmement et du refrain rageur ».
De la part du fondateur de Nirvana, ç'est une belle reconnaissance.
Elle a ensuite été reprise il y a 9 ans par les excellents NADA SURF qui ont participé à un album "Tribute to the Pixies"
Puis par le groupe PLACEBO sur le CD bonus de l'album "Sleeping With Ghosts" en 2003
Etonnant de constater que malgré les années cette chanson s'est enrichie sans détruire la version originale
Et il en reste bien d'autres mais celles ci sont les plus représentatives
Je vous propose donc d'écouter ces 3 versions et de faire votre tiercé: qu'en pensez vous ?
Amitiés
Le 8 juin 2007, je publiais avec une certaine fébrilité ma première note sur Vox. J'ignorais alors tout de l'univers du blog et souhaitais simplement trouver une sorte de petit cocon "Dudesque" :)) Je me suis installé sur cette planète voxienne et m'y suis tout de suite senti à mon aise. Depuis on n'a pas cessé de partager ensemble sur le cinéma (non je n'ai pas vu que The Big Lebowski...loll), la musique, la littérature, la peinture, la poésie et tant d'autres choses (dont certaines que je tairais par pudeur...loll). Hier soir, j'ai passé avec une certaine émotion la barre symbolique des 30 000 personnes ayant visité ce blog. Après plusieurs "White Russian" pour fêter l'événement :)) j'ai eu l'envie de vous écrire ce petit mot afin de vous remercier de prendre le temps de lire ces notes que je prends un plaisir fou à écrire, vous remercier aussi pour vos commentaires qui donnent tout leur sens à ce blog. On forme une chouette communauté ! on partage, on délire (j'ai honte parfois...lol), on est bien ensemble et ça fait chaud au ♥ ! J'embrasse les voxeuses (que serais-je sans vous♥...) et pour les voxiens je trinque à leur santé en me préparant un petit "White Russian" dont je rappelle ici la divine recette (6cl de vodka...pas plus non... 6cl de liqueur de café et 6cl de lait...ah oui j'allais oublier les glaçons), voilà c'est prêt et cela se consomme avec modération... :) MERCI !♥
"I'm a Lebowski, You're a Lebowski ! Life, The Big Lebowski and What have You !"
The Dude. (pour les dons à "TheDude.association ForEarth", j'accepte les chèques, cartes bleues, et espèces :))
J'ai passé un début de journée quelque peu éprouvant et comme à mon habitude, pour remédier à cela je me suis dirigé vers mon cinéma préféré pour allez voir Le film que je ne voulais manquer sous aucun prétexte, le "This is It" réalisé par Ortega sur les répétitions à Los Angeles, au Staple Centers, de Michael Jackson avant la série de concerts londoniens qu'ils devaient donner à l'O2. Je n'avais pas fais de note pour parler de l'émotion qui m'avait envahit à la mort de Michael Jackson, je ne trouvais pas les mots... d'autres ami(e)s voxiens s'en sont admirablement chargés. En ce 25 juin 2009 ce n'est pas seulement un génie absolu de la musique qui nous a quitté, c'est aussi un homme profondément bon, terriblement humain, trop humain peut-être... C'est en effet ce qui transparaît le plus dans ce film, cette humanité de Jackson avec son équipe, avec les danseurs, cet amour pour son public qui le pousse à aller toujours plus loin, à repousser les limites en souhaitant proposer le show ultime, à la hauteur du mythe qu'il s'est forgé. Michael Jackson le savait, il était attendu au tournant par nombre de personnes qui le disait affaibli, incapable de danser, ne pouvant qu'à peine tenir sur ses jambes, ne pouvant assurer un tel show qu'en playback... Le public lui était là et les 500000 places pour la tournée c'étaient vendu en un temps record. Ce film vient en finir ici, de la plus belle des manières, avec toutes ses rumeurs, non Michael Jackson n'était pas fini, je dirais même après avoir vu "This is It" qu'il avait atteint en quelque sorte le stade ultime de son art. Les craintes que l'on pouvaient soulever légitimement avant de voir "This is It" étaient nombreuses, n'allait-on pas assister aux répétitions d'un ange déchu ? était-il encore à la hauteur de sa propre légende ? Après l'avoir vu dans ce film-documentaire on se rend compte à quel point la machine médiatique c'était trompé sur cet homme, combien on avait voulu salir et renverser l'idole. Ce qui m'a fais plaisir, c'est de ressentir toute la pudeur d'Ortega qui n'en rajoute jamais dans l'émotion, il n'en avait pas besoin, les images parlent d'elles-mêmes, ici point de pathos, pour la première fois nous voyons l'homme Michael Jackson tel qu'il était. Un perfectionniste qui avec tact mais néanmoins autorité réclamait que l'on joue la moindre note telle qu'il l'avait voulu. On est loin ici d'un Michael Jackson contrôlé par tous, c'est lui qui décide et lui seul. Un travailleur infatigable, humble, à l'écoute de ses danseurs, des musiciens et autres choristes qui l'accompagnent. On voit ainsi un moment très intense où Michael chante avec une fille à la voix superbe "I just can't Stop loving you", et ce final du titre où la jeune femme reste scotché à ce qu'elle vient d'entendre, la voix de Michael et lui qui lui fait signe de se tourner vers le public, avec toujours ce temps d'avance qu'on les génies. Mise en scène, musique, chorégraphies, les effets spéciaux, ce film nous permets de nous rendre de ce qu'aurait été "This is It", un show hors norme, un spectacle ultime, le testament, l'adieu de Jackson à son public. La belle idée c'est d'avoir repris la set-list du concert et de nous montrer les morceaux en entier, tout cela grâce à un montage des plus judicieux. On s'immerge dès les premières minutes dans ce spectacle et l'on assiste alors à un show incroyable de Jackson, sa voix intacte, sublime (lui qui avoue avec le sourire qu'il se ménage pour le jour J...) et puis cette présence incroyable, la chirurgie, les déboires, rien ne peut effacer le charisme inné de cet artiste ultime ! "They don't care about us", "Thriller" (et sa nouvelle vidéo époustouflante), "Billie Jean" où Michael nous propose une chorégraphie extra terrestre... Parce que s'il y a bien un domaine où Jackson me scotche c'est la danse, son corps devient un instrument au service de la musique, il la vie, elle est en lui, ses pas de danse, les mouvements de ses pieds, il est transfiguré dès que les premières notes résonnent, il est le rythme... Et puis il y a ses moments émouvants où l'on perçoit l'enfant qu'il était resté malgré tout, cette voix si fluette, son corps lui-même, d'une minceur extrême nous fais penser à celui d'un adolescent. La chanson "Earth song" raisonnant dans la salle de cinéma me toucha particulièrement. La chose qui est sûr c'est qu'il nous préparait un retour à sa mesure, incroyable, Jacksonien ! Pudeur, sobriété, génie, musique voilà les mots qui me viennent à l'esprit. Je ne peut que vous recommander d'aller voir ce film, sorte d'ovni, on passe un moment très intense, ah ! "Billie Jean"... La Jacksonmania est reparti de plus belle et ce n'est que justice pour celui qui restera à tout jamais comme l'un des plus grands artistes que le monde est connu. Les notes de "This is It" retentissent, l'image s'arrête un instant sur un Michael bras levé et grand ouvert en direction de ce public qu'il n'aura jamais oublié et qui aujourd'hui le lui rend bien.
Tu resteras à jamais dans nos ♥, "God Bless you", ta musique n'a pas fini de nous accompagner en attendant d'assister à un show "Live In Paradise"...
The Dude.
Je dédicace cette note à mon amie de vox Apolline♥ !
Ma Note:*****/5.